lundi 25 août 2008

Il y a 20 ans au festival de Duras

Création d'Expresion 2 d'André David en présence de Lucette Descaves.


Article paru dans Sud-Ouest le 11 août 1988



Sur cette photo, on reconnait de gauche à droite au premier rang : Jean Léquipé fondateur du festival de Duras, Pierrette Germain, Mme Dirand, Lucette Descaves et André David.

vendredi 8 août 2008

Concert du 27 juillet à Monbos


Le Festival de Monbos a présenté, le 27 juillet, devant le public attentif de l’église, un concert exceptionnel donné en hommage à André David par la pianiste Geneviève Ibanez.

La première partie du programme proposait de grandes œuvres du répertoire, notamment de Beethoven (op.109), Chopin (2ème scherzo, 2ème ballade), Debussy (3 préludes), que la pianiste a interprétées avec autant de sensibilité que d’intelligence et une infaillible virtuosité.
La seconde partie illustrait l’aspect pianistique de l’œuvre d’André David. D’abord, trois jeunes étudiants des conservatoires de Périgueux, Mickaël Kowoitih, Pierre-Elie Pichot et Laetitia Bonnin ont mis en valeur Graine, Soumen (clin d’œil à Soumensac) et Granitelle (pièces d’initiation à l’instrument), en montrant un sens musical certain. Félicitations à leurs professeurs, Isabelle Loiseau et Isabelle Alberto dont les conseils ont été pertinents.

Ensuite, Geneviève Ibanez a joué Êcarts, œuvre puissante et lyrique, avec cette intuition sûre que le compositeur lui-même appréciait tant en elle.

Des applaudissements longs et chaleureux ont remercié interprètes et organisateurs. Un échange amical autour d’un verre de Côte Duras a terminé cet émouvant moment musical.

mercredi 23 juillet 2008

Récital de piano en hommage à André David : Alger Paris Soumensac

Un hommage sera rendu à André David au cours d'un récital de piano exceptionnel donné par Geneviève IBANEZ dans l'église de Monbos (Dordogne) (voir l'affiche ci-dessous) dimanche 27 juillet à 17 heures, à côté de Soumensac, le pays de ses parents et celui de son enfance.

Renseignements et réservations au 05 53 58 80 73 ou 05 53 58 48 16





Monographie extraite du programme du concert :

André David est mort à Paris le 5 Juin 2007.
Il laisse un catalogue important et diversifié malgré une volonté de ne prendre en compte que les œuvres écrites à partir des années 70. C’est, en effet, le moment où s’affermit sa vocation de compositeur, portée par un travail régulier et approfondi, après de longues années principalement consacrées à l’exercice de la médecine.
Il était né le 22 février 1922 à Alger, dans un milieu où les arts et la littérature se voyaient reconnaître une place éminente. Son père, Maurice David, fut une figure respectée du monde universitaire, apprécié autant pour sa droiture de caractère que pour sa vaste culture. Sur ce double aspect des choses il n’est pas indifférent de savoir, par exemple, qu’il s’était opposé pendant les années de guerre, aux ordres d’exclusion des instituteurs juifs et communistes, et qu’il avait,par ailleurs, entretenu une correspondance avec divers écrivains, notamment Montherlant, Mauriac, Jules Romain et Paul Valéry. Son amitié avec Darius Milhaud offrit à son fils un premier contact mémorable avec le monde de la musique. Enfin parmi les réalisations de ce militant de l’éducation républicaine il faut noter la création, aux côtés des compositeurs Henri Barraud et Robert Planel, de la Maîtrise de la Radiodiffusion Française. On ne s’étonnera pas que, dans un tel contexte, André David ait développé une personnalité d’une intégrité exemplaire, marquée par un intérêt passionné pour l’art moderne sous toutes ses formes : la musique et la littérature, mais aussi la peinture dont il suivit attentivement l’évolution tout au long de sa vie.
Les premières années c’est la lumière méditerranéenne : Tunis et Alger puis, au gré des affectations de son père, diverses villes universitaires dont Carcassonne. C’est, enfin, le retour à Alger au moment de l’adolescence et du baccalauréat. Cependant, le refus d’obéissance aux directives de Vichy et le limogeage de Maurice David déterminent un retour forcé et définitif en métropole. André David s’inscrit à la faculté de médecine de Montpellier et poursuit en parallèle ses études musicales au Conservatoire de cette ville sous la direction du compositeur, Grand Prix de Rome, Maurice le Boucher. Une brillante exécution de Liszt lui vaut un premier prix de piano. Cependant, pour échapper au S.T.O., il passe l’année 1943 dans la clandestinité, en Haute-Savoie. La fin de la guerre c’est la nomination de Maurice David à Paris et, pour son fils, la férule de Noël Gallon, grand professeur - Olivier Messiaen reconnaîtra sa dette à son égard - et, aussi, homme terriblement jaloux de ses prérogatives.
En 1948, André David commence une carrière de pneumologue et, à ce moment là, épouse Monique Sauvegrain (1926-1973), peintre, ancienne élève d’Yves Brayer. On aurait tort de considérer cette époque où il mena la vie active d’un médecin parisien comme une période perdue pour sa vocation première. Le piano restait quotidiennement un compagnon fidèle, avec plusieurs exécutions en concert. Il ne fait pas de doute que la mise en état de veille des projets de création fut aussi une manière d'en préciser les enjeux. Les deux piliers: musique et médecine de cette existence étaient appelés à connaître une modification et un nouvel équilibre. La musique allait peu à peu revenir au premier plan et le moment de retrait de la vie médicale devait sonner, en réalité, l’heure d’un nouveau départ.
En 1975 André David épouse Pierrette Germain, musicologue, professeur et productrice à Radio-France. Elle écrit pour lui poèmes ou livrets et, de cette collaboration, naîtront plusieurs œuvres : des mélodies, la cantate La Mère et le Roi et l’oratorio Le Chêne de lumière.L’importance et l’ambition des pages pour piano ne surprennent pas quandon sait que l’auteur pouvait se montrer aussi habile que ses interprètes à mettre en valeur les possibilités infinies du clavier exploré dans sa dimension polyphonique, orchestrale et virtuose. Des duos et diverses formations à effectif réduit (certaines d’une instrumentation audacieuse) témoignent d’une maîtrise d’écriture qui doit beaucoup à une pratique de la musique de chambre ininterrompue depuis l’enfance. Plusieurs partitions symphoniques, l’opéra Rodolphe, ou encore, à l’opposé de la riche palette orchestrale, une pièce pour violon seul (Monisme) donnent la mesure du spectre très large de sa création.
S’adressant au compositeur lorsqu’il lui remet en 2004 les insignes de Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres, Charles Chaynes évoque « ...de grands souvenirs qui émergent, notamment Décan pour piano et ensemble instrumental…de même Le Chêne de lumière entendu sous la direction de Jean-Jacques Werner, œuvre très ample, profonde et, comme toujours empreinte de votre sceau expressif. » En 1987, Henri Dutilleux remarquait déjà dans cette musique « …la liberté de langage, l’économie de matériaux dans l’ordre thématique, la souplesse d’écriture pianistique, aussi le foisonnement sonore. » Vingt ans plus tard le catalogue s’est enrichi d’un nombre de pages conséquent, témoignant, jusque dans les derniers jours du musicien, d’une fidélité sans faille aux idéaux de sa jeunesse.

Alexis Galpérine

(Extrait de la préface du catalogue des œuvres d’André David Ed. Delatour)

lundi 21 juillet 2008

Musique en Bretagne


PROGRAMME ETE 2008

Samedi 12 juillet 21 heures.
PLONEOUR LANVERN (7km de Pont l’Abbé. 20 km de Quimper).
Au cœur du pays bigouden, une charmante chapelle dans la campagne.
Poulenc, Debussy, Rachmaninov, Gardel , Britten , Lavandier….
Interprètes :
Elise Chauvin , Omo Bello , Leslie Bourdin : Chant.
Corentin Bordelot : alto.
Maxime Pascal : violon.
Alphonse Cemin : piano.

Vendredi 18 juillet 21 heures.
EGLISE de PLEYBEN (35 km de Quimper.11 km de Châteaulin ).
Un des joyaux de l’art religieux : calvaire et église attirent de nombreux touristes.
Ravel , Mendelssohn , Purcell , Lavandier , Chostakovitch , Satie….
Interprètes:
Leslie Bourdin, Elise Chauvin : chant.
Valentin Musson : violoncelle.
Alphonse Cemin : piano.

Samedi 2 et dimanche 3 août à 20 heures 30.
LA CORROIRIE (Chemillé/ Indrois. A 30 km de Chenonceaux. Indre et Loire).
Imposant monastère fortifié avec son église de pur style Plantagenêt.
Mendelssohn, Chostakovitch , Rossini , Malher , Delibes , Gounod , Satie …..
Interprètes :
Elise Chauvin, Leslie Bourdin : chant.
Camille de Bourgies : piano.
Valentin Musson : violoncelle.

Dimanche 17 août à 21 heures.
EGLISE de LA FORET FOUESNANT (7 km de Quimper. 7 km de Concarneau).
Ravissant enclos paroissial, avec calvaire fleuri et clocher typique de Cornouaille.
Debussy, Britten , Poulenc , Lavandier , Britten , Rachmaninov ……
Interprètes :
Leslie Bourdin, Elise Chauvin, Rodrigo Ferreira : chant.
Alphonse Cemin : piano.
Arthur Lavandier : alto.

Envoyez nous votre adresse mail pour être tenu au courant des concerts.
granitassociation@orange.fr

jeudi 5 juin 2008

1er anniversaire de la disparition d'André David

Aujourd'hui, il y a un an, disparaissait André David. Depuis cette date, ses manuscrits ont été déposés au département Musique de la Bibliothèque Nationale, des articles lui ont été consacrés, une plaquette a été éditée par Mireille Gaudin aux Amis de la Musique Française et de nombreux concerts de ses oeuvres ont été donnés à Paris. Prochainement sera publié le catalogue de ses oeuvres et un hommage lui sera rendu dans son pays, près de Soumensac, le 27 juillet à 17 heures dans l'église de Monbos (Dordogne)

jeudi 8 mai 2008

Concert de L'Ensemble parisien 23 et 27 mai à Sainte-Croix des Arméniens

L'Ensemble Parisien est heureux de vous annoncer que les locations sont d'ores et déjà ouvertes pour son prochain concert « Schubert et Père ».

Ukenagashi, création d'Arthur Lavandier
Concerto n°20 en ré mineur KV466, W-A. Mozart
Symphonie Inachevée, F. Schubert

L'Ensemble Parisien, Alphonse Cemin, Piano Alexis Roy, direction

Vendredi 23 Mai, 20h30 et Mardi 27 Mai, 20h30
Eglise Sainte Croix des Arméniens 13, rue du Perche, Paris III
Métro Les Halles, Rambuteau, Hôtel de Ville, Filles du Calvaire

Accès HandicapéTarifs : 18€, TR 10€, gratuit pour les enfants de moins de 12ans. Prévente : 12€ sur le site http://www.ticketac.com/ www.ticketac.com/concerts-classiques-paris-eglise-sainte-croix-des-armeniens/lensemble-parisien-eg-sainte-croix.htm

Pour les deux derniers concerts publics de sa saison, L'Ensemble Parisien explore deux œuvres célèbres du grand répertoire classique et romantique : 20ème concerto pour piano de Mozart et la Symphonie Inachevée de Schubert, profondément dramatiques, profondément liées. Beauté mélodique, recherche expressive, sens du tragique, profonde générosité et amour de la vie, tels sont les points communs à ces deux œuvres, qui nous font dire que si Schubert devait avoir un père musical, ce serait Mozart. Fidèle à sa tradition de dénicheur de jeunes talents, L'Ensemble Parisien a invité à se produire en soliste le pianiste Alphonse Cemin, élève du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de J. Kœrner. L'Ensemble Parisien innovera aussi dans ses programmes en créant une pièce contemporaine du jeune compositeur Arthur Lavandier, commande de l'orchestre intitulée Ukenagashi.

"Ukenagashi est le nom du troisième kata de Iaido, art martial d'origine japonaise se focalisant sur l'acte de dégainer le sabre (katana) et de trancher en un seul mouvement. Ecrite dans le cadre d'un projet englobant les douze katas de l'école Shinkage Ryu, Ukenagashi représente une étude de l'utilisation du mouvement comme matériau musical."
Arthur Lavandier

lensembleparisien@free.fr

Pro Homine : La passion selon Saint-Jean le 21 mai 2008 à N-D du travail