samedi 16 janvier 2010

Quand l'archet dompte le génie (L'Est Républicain)

Copyright 2009 L'Est Républicain All Rights Reserved (1 août 2009)

De Bach à Bartok en passant par Paganini, le violon, roi des instruments, instrument du diable aussi, fascine, obnubile les compositeurs génies. En résultent des œuvres aux sommets des difficultés techniques et des capacités expressives, qui continuent aujourd'hui de voir le jour et de marquer l'histoire du répertoire violonistique.
C'est ainsi un large panorama des œuvres monumentales pour violon seul qu'Alexis Galpérine, génie d'interprétation et de virtuosité, a construit, pour l'un des derniers concerts du festival Nancyphonies, cet après-midi à l'hôtel de ville. L'incontournable et envoûtante Chaconne en ré mineur de Bach fonde la base de ce programme architectural, en miroir de la chaconne de la Sonate de Bartok.
Deux créations en donneront toute la perspective, avec Boutry et Castérède, qui rendra hommage par un In memoriam à André David dont on entendra ensuite Monisme.
Un concert ambitieux donc, couronné par le redoutable Paganini dompté par un archet à la « puissance magnétiquement communicative », comme écrivait Balzac à propos du compositeur diabolique.

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